Le site du Château Soudars

  Accueil
  Mes propositions du moment
  Travail au Vignoble
  C’est quoi ? D’où ça vient ?
  Mes conseils
  Qui sommes-nous ?
  Recettes



VOTRE COMPTE


> Créer un compte



VENTE EN LIGNE

> Accès à la boutique
> Offre découverte
> Mon panier d'achats
> Conditions de vente



  CONTACTEZ NOUS
  contact@chateausoudars.com
  Tél : +33(0)5.56.59.36.09
  Fax : +33(0)5.56.59.72.39

Travail au Vignoble


Partager, expliquer, c’est mieux comprendre pour la pérennité de l’outil de travail…

Mon souhait le plus profond est qu'au fil du temps, nous soyons capables de résister aux agressions extérieures que nous sommes obligés de subir. Il est malheureux de constater que nous devons tous les jours nous battre pour garder cet outil de travail. De plus en plus de nos voisins disparaissent et je ne veux pas croire que nous soyons devenus une espèce en voie de disparition ...

Force est de constater que certains vins français sont beaucoup plus connus à l'export que dans leur pays d'origine...
Je pense par exemple à la Belgique, où la population a une culture du vin particulièrement importante. Ils savent se montrer curieux mais restent très fidèles. Il faut dire que le consommateur a un panel très complet, à la fois dans les références mais surtout dans les formats de contenants, qui lui est proposé.

Les consommateurs français doivent repartir à la découverte de leur patrimoine à travers les vins de Bordeaux. Encore bien des surprises existent et ce pour tous les budgets.
Soyez curieux ! Potassez les guides du vin, les revues spécialisées (internationaux et nationaux), allez à des soirées dégustation (chez des cavistes par exemple), organisez des dîners dégustations avec vos amis, ... enfin bref, mordez dans la convivialité à pleine dent !

Pour toutes ces raisons, je pense qu'il est primordial pour le consommateur de comprendre les efforts qualitatifs entrepris par le viticulteur mais aussi le travail qu'il réalise au quotidien avec un vocabulaire accessible par tous. Notre quotidien est une aventure que nous souhaitons partager avec vous.

Il faut commencer au début, dans les vignes, suivre le cheminement classique puis aborder la partie oenologique avec l'élaboration du produit pour terminer avec la mise en marché.

Autant de questions et sujets intéressants que je vais essayer d'aborder avec un vocabulaire simple et des explications courtes. N'hésitez pas à nous poser des questions.




Travail à la vigne à la fin de l’automne

On passe dans tout le vignoble pour marquer les pieds morts (ceux qui ne sont pas secs) qui sont ensuite arrachés avec leur système racinaire à l'aide d'une machine appelée « tarière » effectuant un labour vertical avec des dents.
Ensuite, pour préparer à la complantation, on va reboucher le trou pour laisser une aération suffisante et empêcher l'eau de s'accumuler. Ainsi, au printemps on pourra mettre en terre dans des conditions optimales un jeune plant pour remplacer le pied mort.

On va enrichir modérément le sol à l'aide de fumures et d'amendements (de type humus organiques) raisonnés que l'on va mettre sous le pied. Ce travail d'entretien a pour objectif d'éviter les carences et d'équilibrer la plante pour la campagne prochaine.

Nous utilisons la tendance écologique pour réduire l'application de produits désherbants et phytosanitaires :
Cette méthode est l'exploitation des organismes déjà présents au vignoble. Elle consiste à laisser agir la faune dite auxiliaire, naturellement présente dans le milieu. Ces insectes servent à prévenir et réduire les dégâts causés par d'autres insectes ravageurs. Ainsi, ils contribuent à l'équilibre général de la plante.

On griffe les sols non enherbés et parfois on effectue un sous-solage avec une dent : c'est un «Ripert ». L'objectif est de casser la croûte superficielle pour améliorer le système racinaire des pieds grâce à un enracinement en profondeur et ensuite, permettre la minéralisation de la matière organique par une augmentation de la vie biologique présente dans le sol.

On va enherber entre les rangs certaines parcelles. L'herbe va rentrer en concurrence directement avec la vigne car elle va absorber rapidement l'eau et l'azote qui pourraient se trouver en excès dans le sol. C'est le cas des parcelles trop vigoureuses où l'objectif est de limiter leur production et d'améliorer la maturité des raisins.

Au niveau de la plante, c'est l'aoûtement : quand les baies deviennent matures, le rameau se colore en brun. Ils durcissent et sont maintenant très cassants. La plante accumule des substances de réserve (amidon) dans ces tiges et racines. Ainsi, les rameaux deviennent des sarments et la plante sera en mesure de résister au gel.

A la fin de l'aoûtement, les feuilles changent de couleur et puis la plante se défeuille. Cette cicatrice pétiolaire marque le sarment et des yeux latents sont visibles à côté de cette cicatrice.
Ces yeux rentrent en dormance pour passer l'hiver.




Travail à la vigne au début de l'hiver

On fait tomber au sol les deux fils du palissage qui tiennent le haut de la végétation pour faciliter le travail de taille.
En plein hiver, on va tailler les bois à la bordelaise c'est-à-dire en guyot double. Ce système traditionnel consiste à laisser deux rameaux ou bois, un sur chaque côté du pied appelé « aste ». Sur chacune des astes, on laisse un nombre de boutons (ou yeux) adapté à chaque parcelle fonction du nombre de grappes recherché par pied. En moyenne, 3 à 4 boutons fructifères par côté dans les parcelles à forte densité hectare et pour les autres parcelles environs 5 à 6 boutons.
Après avoir taillé, les fils sont replacés au niveau des piquets d'acacia pour permettre la suite du travail à la vigne.

Lors de la taille, les sarments ont été mis au milieu des rangs pour que la machine puisse facilement les broyer et les transformer en copeaux. Ce système permet d'effectuer une forme de compostage de surface de la matière organique riche en azote.
Les gros bois de taille issus des pieds sont séparés pour être brûlés car ils peuvent véhiculer des maladies du bois, comme l'Esca et Eutypiose, causées par des champignons et à la base du dépérissement d'un vignoble.

On remet en état les piquets en bois d'acacia qui servent à soutenir le palissage.
On attache les pieds (c'est l'acanage) puis on va plier. Le pliage consiste à accrocher les deux astes (chacune d'un coté du pied) au fil de fer porteur qui se situe au niveau du haut des pieds.

Vers février ou mars, on va passer dans le vignoble pour vérifier les protections et l'état des plants mis en terre l'année passée. En même temps, on va mettre en terre les nouveaux plants à la place des morts qui avaient été arrachés à l'automne.




Cycle végétatif de la vigne de l’apparition des bourgeons jusqu’au mois de mai

A la fin de l'hiver, un liquide translucide s'écoule par les coupures faites lors de la taille sur les bois de la vigne.
Ce phénomène est dû à la reprise de la circulation de la sève qui fait se soulever et gonfler les bourgeons laissés à la taille et appelés boutons ou yeux, on parle de débourrement.
Pendant l'hiver où les yeux étaient en dormance, un groupement de fleurs (grappe, épi et ombrelle) s'est formé dans ces bourgeons latents.
Le pliage doit être réalisé rapidement (environ un mois) après la taille et consiste à attacher les 2 astes de la plante sur un fil. En effet, ce travaille permet de retarder le débourrement de ces yeux.

Une croissance lente de la plante se met en place entre mars et mai. A cette période, nous sommes particulièrement attentifs au risque de gel de printemps qui peut se produire entre avril et mai. Les jeunes bourgeons sont très sensibles aux températures qui peuvent chuter rapidement. Attention aux nuits où le ciel est dégagé avec absence de vent car le sol se refroidit intensément et le risque de gel y est maximum. En fonction de la situation de la parcelle, de l'état du sol et de la présence de végétation environnante, le gel de printemps peut toucher différentes zones viticoles et il arrive même que parmi deux voisins, il n'y en ait qu'un dont la parcelle est endommagée. Le gel de printemps a pour effet de brûler les bourgeons ce qui diminuent évidement d'autant la production de la parcelle.




Des premières feuilles à la floraison... puis la maturation des baies

Petit à petit, en poussant, les premières feuilles s'écartent du bois principal pour former un nouveau rameau. De mai à juillet la croissance est rapide.

On va épamprer entre mi-mai et mi-juin, pour supprimer les pousses indésirables sur le pied et le tronc. Les boutons floraux qui se sont séparés sur le nouveau rameau s'ouvrent. La floraison commence quand ces capuchons se rompent et laissent sortir la fleur avec libération de pollen. Ce dernier va féconder la fleur dont il est issu et va se développer un pépin, ce qui déclenche aussitôt le développement du fruit de la vigne c'est à dire la baie : c'est la nouaison.

Il arrive parfois du millerandage par une mauvaise fécondation, les pépins ne se développent pas ou mal et donc les baies non plus. De la même façon, un partie des jeunes baies peut également chuter après la nouaison : c'est la coulure.

La baie va croître rapidement d'abord pendant environ un mois (de mai à juillet). Après avoir remis en place le palissage c'est à dire le fil le plus haut, les rameaux sont maintenus en hauteur vers le ciel. Vers mi-juin ou plus tard, on va rogner la vigne c'est-à-dire, supprimer l'extrémité des rameaux en croissance. Cette opération va limiter la croissance végétative, aérer les raisins en limitant l'entassement de la végétation, permettre au soleil de pénétrer et faciliter les opérations ultérieures entre les rangs.

Entre fin juin et fin juillet, on va effeuiller la vigne afin de supprimer une certaine quantité de feuilles dans la zone des grappes. L'objectif est d'améliorer l'exposition et l'état sanitaire des grappes. Attention, on ne va effeuiller que d'un coté du rang pour ne pas déplumer la vigne. Afin d'éviter d'exposer trop au soleil les grappes et d'éviter l'échaudage, il faut effeuiller le coté où le soleil se lève.

Lentement, les pépins se mettent en place et vient ensuite la véraison où les baies évoluent rapidement. Elles contiennent de la pulpe, s'enrichissent en sucre et l'acidité diminue : c'est la maturation.




Préparation des vendanges

Fin août, on va éclaircir afin de supprimer une partie des grappes dans la zone fructifère. Cette technique, aussi appelée vendange verte ou négative, consiste à améliorer l'état sanitaire des raisins en permettant une aération des grappes. En effet, contrairement aux vins liquoreux, pour les vins rouges le développement du Botrytis est un réel danger.
Les effets de ce champignon, dont l'aspect se présente sous forme de pourriture grise, sont irréversibles sur la qualité du vin. C'est pour ces raisons qu'il nous faut récolter les raisins les plus sains possibles.
En enlevant les grappes en retard de maturation (vertes ou rosées), on va homogénéiser la vendange mais surtout maîtriser le rendement des parcelles. Il faut aussi supprimer les raisins abîmés, flétris ou encore desséchés issus de l'action du soleil.

La récolte est une étape délicate car si elle est réalisée trop tôt, la maturité n'est pas au rendez-vous alors que quelques jours suffisent en plus pour dépasser la période optimum et avoir des raisins surmuris (exemple de ce qu'il ne faut pas faire ; cf photo).

Le choix de la date de la récolte est un compromis entre l'aspect général des raisins, le type de cépage, les intempéries mais surtout les moyens techniques (hommes et matériels) dont dispose la propriété. En théorie, il faut prendre la date de floraison et ajouter 100 jours pour obtenir une période approximative de vendange.

Ainsi, afin de récolter des raisins mûrs et sains, on va effectuer vers mi-septembre des prélèvements dans chaque parcelle ou zone en commençant par le cépage Merlot dont la maturité est plus rapide que le Cabernet.
On va attentivement observer l'état des grappes prélevées au hasard des rangs ainsi que sa capacité de coloration en écrasant une baie entre ses doigts. La pellicule du raisin libère des pigments colorants qui témoignent de la maturité des raisins.

Après avoir écrasé les grappes, on en retire du jus qui sert à prendre nos mesures. Avant toute analyse, il faut absolument observer l'aspect général du jus car en fonction de sa couleur, on peut déjà avoir une bonne indication sur la maturité générale de la zone prélevée.
Ensuite, il s'agit d'en mesurer la teneur en sucres. Grâce au réfractomètre, va s'afficher une mesure directe du taux d'alcool total probable des vins.
Enfin, on va mesurer l'acidité totale des moûts par un dosage à la soude du jus en présence d'un indicateur coloré.

Tous ces tests vont nous permettre de fixer précisément le début de la vendange ainsi que l'ordre de récolte des parcelles, et ce en accord systématique avec les conseils de nos oenologues, Messieurs Jacques et Eric BOISSENOT.

En attentant, le début des vendanges tout le matériel au chai (pompes, cuves, entrée de vendange, installations de chaud et froid des cuves) ainsi que les machines à vendanger sont révisés, nettoyés et désinfectés.